L’ostréiculture

L’ostréiculture

L’ostréiculture débuta dans les années 1870 et devint vite rémunératrice.

Avec le développement des moyens de communication, la route, le train, l’ostréiculture va faire un bond en avant. Les ports se multiplient sur les bords des chenaux. Les embarcations y étaient amarrées et les cabanes jadis éparpillées dans le marais, s’alignaient sur les rives. D’abord copiées sur les loges en chaume des sauniers et des douaniers, ces constructions en bois s’égayaient de couleurs vives. Simples abris de stockage d’outils, elles devenaient de véritables ateliers de production et de commercialisation.

Vers 1950, on atteint une production d’environ 40 000 tonnes. Quelques années plus tard, suite à la surcharge du bassin, les huîtres deviennent chétives et ne résistent pas à des épizooties successives qui vont entraîner en 1970, la disparition de l’huître portugaise.

L’ostréiculture ne reprendra son souffle qu’à partir de 1972 avec l’huître importée du Japon …
Depuis quelques années rodent à nouveau les fantômes de la surproduction. L’ostréiculture marennaise est contrainte pour survivre au marché unique européen de se restructurer. Dans cet élan de modernisation incontournable, nous allons voir disparaître des emplois et le visage pittoresque de notre pays.

L’huître

Ce sont les Romains qui auraient amené avec eux en Saintonge la culture de l’huître. L’empereur Vitellius en aurait englouti 1200 en un seul repas. Régal des latins dans la Rome Antique, elle était aussi fort appréciée de nos bons ancêtres les Gaulois.

Il faudra attendre le XIè siècle pour que l’ostréiculture devienne une activité économique. Puis les invasions barbares vont la faire oublier durant plusieurs siècles jusqu’à la fin du XVIè où nous la retrouvons sur la table des gourmets.

C’est au XVIIIè siècle que l’huître est dégustée « en coquille ». Avant, elle était consommée en vrac, préparé au vin, à l’eau, à l’oignon, aux aromates.

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