La forêt

A la fin du Moyen Age, l’ancienne forêt avait disparu suite au défrichement intense des 10è et 11è siècles. La disparition des bois engendra la mobilisation des sables auparavant fixé par la végétation. Le sable que recouvre le sol de la forêt et qui constitue les plages oléronaises est très fin. Le sable se déplaçait tellement vite qu’il a enseveli jusqu’à 8 hameaux, le vieux clocher du village inclus. Les habitants devaient déplacer leur maison pierre par pierre plusieurs fois dans leurs vies et désensabler régulièrement.

Aussi, suite à un décret Napoléonien de 1810 concernant la lutte contre les sables, des semis de pins ont été réalisés pour fixer les sables. Cependant les jeunes semis de pins ne suffisaient pas pour bloquer les sables (le sable léger lorsqu’il s’envole, devient très lourd lorsqu’il s’entasse) : les semis étaient recouverts de sable.
Par conséquent suite à l’expérience de Brémontier (ingénieur en chef des Ponts et Chaussées à Bordeaux) dans les landes : des palissades ont été édifiées pour bloquer le sable.

Des oyats ont aussi été plantés sur les crêtes des dunes du littoral pour fixer les sables. L’oyat retient le sable grâce à son réseau de racines. Au fur et à mesure que les sables se déposaient, les palissades étaient installées et les pins maritimes plantés. Au total 2 km de terre sur lamer ont été gagné au sud de l’île.

Environ 50 kilomètres de palissades ont été construits à Saint-Trojan-les-Bains. En tout il y a un total de 7 palissades, la dernière étant de 1970.

C’est véritablement en 1862 que le transfert entre l’administration des Ponts et Chaussées et celle des Eaux et Forêts sera accompli. Les forestiers logés sur place dès 1867 sont chargés des chantiers de fixation des dunes, des ensemencements et de l’entretien de la forêt. L’appropriation de ce massif dunaire par les hommes sera facilitée par la création et l’amélioration de multiples sentiers, notamment celui de la Route de la Grande Plage, créé en 1874, joignant directement le village de Saint-Trojan à la côte sauvage grâce à un chemin de 3532 mètres.

Parallèlement au double objectif de fixer la dune mobile et la production de bois et de résine, la forêt connaît à la fin du XIXème siècle une fréquentation touristique qui l’intégrera dans l’activité touristique de la commune.

Ses qualités esthétiques mais également ses vertus salubres représentent un rôle fondamental dans l’implantation d’établissements spécialisés dans des services médicaux.

Trois sentiers pédestres
Plusieurs pistes cyclables
Itinéraires équestres

Des visites guidées sur plusieurs thématiques vous sont proposées par l’office de tourisme.

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