Une riche histoire

Le bourg porte le nom d’un évêque de Saintes, SAINT URGENT, mort en 532. L’écriture a progressivement évolué pour s’écrire Saint-Trojan.
Puis en 1898, le Président Félix Faure autorise par décret, l’appellation SAINT-TROJAN-LES-BAINS, une extension prisée et recherchée pour valoriser les cités balnéaires de l’époque.

Petite agglomération de pêcheurs et de sauniers jusqu’au XIXème siècle, l’envahissement répété du village de Saint Trojan par les sables obligèrent ses habitants à reconstruire leur habitation. Suite à l’expérience de Brémontier dans les Landes, le gouvernement impérial demande d’ensemencer la dune en pins pour lutter contre l’avancée des sables. Des palissades furent élevées le long de la côte pour piéger le sable. La forêt, créée de toute pièce, apporta par la suite la prospérité à ce village isolé. De nouveaux métiers apparurent : résinier et bûcheron.

Petit à petit, avec la chute du commerce du sel, les paysans-sauniers se reconvertissent alors en marins-ostréiculteurs. Les salines sont transformées en pâturage, ou le plus souvent, en claires de verdissement des huîtres. L’huître va remplacer le sel.

En cette fin de siècle, 1880, après la mise en place des premières liaisons maritimes par bateau (1855), puis l’ouverture d’une ligne de chemin de fer, les étrangers commencent à séjourner plus longtemps. Aussi, outre la marine et l’ostréiculture, les habitants s’investissent-ils dans le tourisme. Cette nouvelle activité réclame une importante main d’œuvre. La population s’accroît rapidement, de 900 habitants en 1850 à 1400 et 1906. Commerçants, hôteliers, restaurateurs ou voituriers fleurissent. Les maisons et les hôtels se construisent, des pensions de famille s’aménagent. La localité devient le centre de villégiature préféré d’Oléron.

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